Saint-Louis, La Réunion : trois siècles d’histoire créole autour du Gol
Un récit pour comprendre le territoire où se niche Ti Kaz Moringa.
DES CONCESSIONS PIONNIÈRES À L’OMBRE DES CAFÉIERS (1719-1815)
Le 5 mars 1719, Antoine Desforges-Boucher obtient de la Compagnie des Indes une vaste concession couvrant toute la plaine du Gol.
Il plante aussitôt du café, culture reine de l’île Bourbon, et fait bâtir une petite chapelle dédiée à Notre-Dame-du-Rosaire qui est toujours debout aujourd’hui.
En 1722, son beau-frère Paul Sicre de Fontbrune érige le domaine de Maison Rouge : une habitation modèle entourée de bosquets d’épices et d’alignements de caféiers.
À mesure que les terres se défrichent, un bourg surgit sur la rive gauche de la rivière Saint-Étienne. Baptisé Saint-Louis en 1726, il grossit si vite qu’en 1790, en pleine tourmente révolutionnaire, ses habitants élisent déjà un maire, une première dans le Sud de l’île.
LE TEMPS DU SUCRE ET DES MACHINES (1817-1914)
En 1817, trois investisseurs mauriciens fondent la sucrerie du Gol sur l’emplacement d’une ancienne plantation.
À la fin du XIXᵉ siècle, ses turbines engloutissent déjà près de 850 tonnes de cannes par jour, faisant ainsi de Saint-Louis le poumon industriel de la côte sous-le-vent.
L’abolition de l’esclavage, en 1848, bouleverse toutefois la région.
La main-d’œuvre africaine fraîchement libérée déserte souvent les champs.
Pour maintenir la production, les planteurs recrutent alors des engagés indiens, malgaches et chinois.
Leurs traditions culinaires, musicales et religieuses (temples tamouls, culte des ancêtres, ateliers d’épices) façonnent le cosmopolitisme saint-louisien que l’on goûte encore dans le maloya du vendredi soir.
Pour irriguer cette mer de cannes, les propriétaires lancent un chantier titanesque : entre 1821 et 1829, près de deux mille esclaves creusent à la main le Canal Saint-Étienne, dix-sept kilomètres d’aqueducs suspendus à flanc de falaise.
Cette veine d’eau, surnommée Gran Kanal, transforme le littoral aride en grenier à sucre jusqu’à sa mise hors service en 1975.
MODERNISATION, CYCLONES... (Depuis 1914)
Le XXᵉ siècle apporte le rail, puis la route.
Dès 1882, une ligne ferroviaire relie la sucrerie au port de Saint-Pierre ; les wagons verts chargés de cannes deviennent l’emblème du littoral.
Après 1945, la route nationale franchit la rivière Saint-Étienne sur deux ponts jumeaux. Mais les cyclones rappellent régulièrement la fragilité du Sud : en 2007, le cyclone Gamède emporte l’un des ponts, isolant la commune pendant des semaines.
SAINT-LOUIS AUJOURD’HUI : PATRIMOINE VIVANT ET MULTICULTUREL
Le reste de l’année, Saint-Louis vibre au rythme des marchés forains parfumés, des kabar maloya improvisés, des bazars bigarrés et des échoppes du centre. On y prend des plats créoles irrésistibles chez les traiteurs avant de flâner dans les ruelles, bercé par les senteurs d’épices et la douceur des soirées tropicales.
Aujourd’hui, Saint-Louis compte un peu moins de 54 000 habitants.
La sucrerie du Gol, toujours en activité, se visite de juillet à décembre : l’on suit la canne « du champ au cristal » avant de goûter des pépites blondes encore chaudes et toute sorte de délicieux produits issus de cette industrie.
Le musée de des Arts Décoratifs de l’Océan Indien (MADOI) & le Domaine de la Maison Rouge raconte la mémoire de l’esclavage et de la plantation.
POURQUOI LOGER À TI KAZ MORINGA ?
Histoire, culture et architecture… À moins de 200 m, l’impressionnante église Saint-Louis dresse sa grande façade et son clocher de 43 m, considérée comme la plus vaste de l’île. Tout autour, la diversité religieuse se dévoile : 4 temples tamouls, bariolés de fresques mythologiques et La mosquée Masdjid-ul-Maschid dont le minaret de 33 m se détache sur les montagnes.
Loger au gîte, c’est pouvoir admirer ces architectures en fin de journée, quand les façades se parent d’orangé, sans reprendre la voiture.
Au coeur de Saint Louis...
Installé dans un écrin de verdure à la lisière du centre-ville, Ti Kaz Moringa conjugue tranquillité et proximité immédiate des trésors patrimoniaux de Saint-Louis.
En quelques minutes à pied par le petit sentier qui s’élance derrière le jardin, on rejoint la place centrale et son animation créole : marché forain, cafés sous les flamboyants, lignes de bus vers Saint-Pierre, Saint-Gilles ou Cilaos.
Côté pratique...
Côté pratique, la maison dispose d’une entrée indépendante, d’une cuisine entièrement équipée et d’une terrasse privative au cœur d’un jardin planté de notre mascotte le vieux moringa, d’un manguiers, de deux papayers et d’un bananier. Si les fruits sont là pendant votre séjour, servez-vous !
Un verre de bienvenue vous attend au frais à l’arrivée ; ensuite, vous gérez votre séjour en toute autonomie, mais nous restons joignables si besoin.
à moins de quinze minutes vous trouverez : Le sentier du littoral avec ses bassins et ses plages de sable noir, les premières plages surveillées de l’Étang-Salé, la vie animée et balnéaire de Saint Pierre…
En somme, Ti Kaz Moringa combine le calme d’une maison créole traditionnelle avec son jardin, totalement indépendante et entièrement rénovée en 2020, avec l’accès immédiat à la richesse architecturale, culturelle et sociale du centre ville de Saint-Louis .
Un pied-à-terre idéal pour explorer l’histoire plurielle de l’île sans reprendre la voiture.
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Cliquez pour découvrir Ti Kaz Moringa : toutes les photos, les équipements et le charme créole vous y attendent.
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Dès 85 €/nuit, profitez d’une case créole indépendante, paisible et en plein centre-ville pour 1 à 4 voyageurs.